Paysages

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Venise

veniseC’est enfoncer une porte ouverte que de dire qu’à chaque coin de rue vénitienne, de labyrinthe plutôt, on a envie de poser son chevalet.

 

Là, gros boulot sur les perspectives – en tout cas pour moi – d’autant que, pour ne rien arranger, on est loin d’une architecture hausmanienne, les lignes ne sont pas tirées au cordeau vu qu’une maison s’affaisse et pas l’autre. Les bâtiments de droite, ça allait ; ceux de gauche, j’ai souffert, d’ailleurs je ne suis pas sûr de les avoir tout à fait terminés, je risque de les retravailler une énième fois.

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Un vrai plaisir – dit à la fois au premier et au second degré – pour les reflets sur l’eau verte de la lagune.

 

 

(Cliquer sur une image pour l’agrandir.)

 

L’Atelier

atelier-Nadine-003-(2)C’est l’atelier de Nadine Nacinovic. Ce jour là, il faisait beau et Nadine avait mis tout le monde dehors, charge à chacun de choisir alentour le cadre de son choix.

C’est une authentique jouissance d’être là, au calme et au soleil, et de n’avoir qu’à réfléchir aux mélanges des teintes puis à la contrainte de l’esprit sur la main pour que le pinceau veuille bien faire ce que l’on attend de lui. On se souviendra des colères de Van Gogh, rapportées dans ces lettres à son frère, sur les nuages qui venaient soudain lui bousculer la lumière, la faisant évoluer plus vite que n’avançait son tableau.

Ici je saisis une image qui n’existe plus, Nadine ayant depuis entrepris des travaux qui ont modifié mur au premier plan et arche sur la gauche.

 

 

Arbre contemporain

arbre-poet-lavalCe jour là, au château de Pöet-Laval (Drôme bien sûr), je sortais d’une expo d’arts contemporains sise au sein du parcours artistique La WAC (World Artists Connexion) organisé par Axel de Coupigny. J’avais encore les yeux tout pleins d’œuvres de toutes sortes quand j’ai avisé cet arbre dans la cour du château. J’ai estimé que cette statue vivante, avec sa végétation déséquilibrée, pouvait elle aussi se voir classée œuvre d’art contemporaine. De l’arbre brut à l’art brut, il n’y a qu’un pas.

 

 

 

 

 

 

 

Rive de l’Allier

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En avril 2015, nous faisons route vers le Printemps de Bourges pour fêter son 40e anniversaire, quand on fait escale à Vichy chez un ami, Daniel Bornet. Celui-ci nous fait découvrir les rives de l’Allier en plein cœur de ville, balade plein de charme, et nous avons alors la chance d’y surprendre une lumière étonnante. Dans notre dos, un grand soleil, d’où le chemin lumineux sous nos pas, et, face à nous, de sombres nuages annonçant un orage qui allait d’ailleurs écourter notre promenade. Clic-clac photo pour saisir ce contraste de lumière digne d’un chef-opérateur oscarisé, et tableau en rentrant.

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Arbre noueux

Arbre-noueuxA cette époque là, dans l’atelier de Nadine Nacinovic la thématique était aux arbres. J’ai choisi une photo dans le paquet de modèles qui nous étaient proposés, un arbre non-identifié (grand et vieil olivier noueux ?) et voilà ce que cela a donné.

 

J’aimais bien mon arbre au début mais je trouve désormais qu’il n’est pas assez lumineux, sans doute trop chargé. Disons que c’est une œuvre de jeunesse à porter au compte d’une heureuse bénéficiaire de la carte Senior SNCF.

 

 

 

 

 

 

Le Calmar

CalamarSuite de la thématique arbre. Celui-là dresse ses grands bras derrière notre atelier de peinture.

 

J’étais assez fière de mon œuvre quand Claire Gilson est passée derrière moi, a jeté un œil et a dit : « Il est super ton calmar géant ! » J’ai rigolé, pour faire bonne figure, mais j’étais secrètement vexée. D’autant qu’elle avait un peu raison, branches et tentacules, même combat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Pieuvre

PieuvreÉnervée par la pique de Claire s’enfonçant dans mon égo comme le harpon de Ned Land dans le poulpe géant attaquant le Nautilus, je suis rentrée à la maison, ai pris une énorme feuille – cette toile est presque aussi grande que moi – et suis sortie peindre le massif châtaignier sans âge surplombant ma maison, une cité à écureuils vu les multiples cavités et recoins de sa frondaison.

 

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On était en automne, il ne faisait pas chaud, j’avais enfilé un gros pull sous la blouse, l’étape suivante aurait été de peindre avec des moufles. Mais j’étais énervée, quoi, et je voulais sortir autre chose qu’un calmar. C’est réussi, on dirait une pieuvre.

 

 

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Rive de l’Arno

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Au départ, c’est une photo faite depuis le Ponte Vecchio à Florence avec cette superbe lumière que la ville semble s’être éternellement attachée.

 

Après, c’était pour moi un nouvel exercice (conflit ?) avec les perspectives et leurs fichues lignes de fuite. La géométrie et moi… D’ailleurs, j’ai peint tout ça à main levée, ne recourant au final à la règle que quand Jean-Pierre a remarqué que les toutes premières voutes (celles sur la gauche) que j’avais esquissées tenaient plus des montres molles de Dali que de l’architecture florentine.

 

A noter que j’ai ici voulu expérimenter le support cher à la peintre Nathalie Letulle, une artiste que j’ai exposée par le passé dans mon magasin Cinecitta. Nathalie aime à peindre sur du skaï. Fichu support carrément extensible et que l’on a intérêt à sérieusement tendre sur le châssis si l’on ne veut pas avoir les montres molles de Dali quand il se met à faire chaud.

 

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